*Air grave* : Voici mon bulletin de survie en milieu hostile, j'ai nommé la ville de MENNECY.
Jour 1 : L'Emménagement.
Le manteau protecteur de Paris, formé de pollution, ne fonctionne pas là bas. Je dois encaisser 3 à 4 degrés de moins en moyenne. Les regards des autochtones sont étranges, surement à cause de mes fringues et mes cheveux mi-longs (oui, la coutume locale veut que les mecs soient rasés court.). Ca m'a vallu des remarques comme "Au fait c'est voulu tes cheveux ? T'es du genre à écouter du rock fort toi nan ?" (conseil : évitez de répondre comme moi "Nan je préfère l'emmental", ils ne comprendront pas et votre blaguounette fera un flop.). Le voisinage semble avenant, bien qu'il soit composé de jeunes au regard torve, adeptes de cigarettes qui font rigoler.
Jour 2 : Sécurité renforcée.
Comme tout bon geek, j'installe mon réseau d'ordinateurs dans l'appartement. Je regarde les réseaux WiFi du coin : au moins deux qui sont encore sur des clefs WEP (dear GOD), qui pourront donc servir comme dépannage à l'occasion (ou pour tipiak sans me faire gauler, merci à Hadopi). Afin de dissuader les voisins de me causer des emmerdes, j'en profites pour créer un WiFi désolidarisé avec le SSID en clair, nommé "PoliceNationale". Je m'aime.
Jour 3 : Une nuit à Rat-traper (ha-ha)
J'ai passé la nuit à me faire réveiller par des bruits de grattage venant du faux plafond (inaccessible) en placoplatre. Ces bitchiz de rongeurs doivent bien se bidonner de m'avoir entendu râler toute la nuit. Je leur réserve une petit surprise pour demain.
Jour 4 : La bouffe d'içi mon p'tit
Encore une nuit à ne pas dormir, mais cette fois à cause d'un dérangement intestinal (comprendre : heu nan en fait non.). La nourriture locale, en l'occurrence du paté, n'à probablement pas convenu à mon estomac parisien n'ayant jamais fait face à de la nourriture non-stérilisée. Cependant, cela m'a laissé le temps de me venger de ces putes de rats (pardon maman) grace à une bonne diffusion continuelle d'ultrasons (Take that, bitchizz !), ainsi que de me couper les cheveux pour m'acclimater à l'esprit local.
Jour 5 : Riprizente le 91 tavu
Mennecy, ville (village ?) tellement perdue que lors des grève, elle n'apparait même pas dans les horaires des RER D. Bah oui, suis-je bête : en cas de grève, aucun train ne passe, carrément. Coupés du monde, je suis sorti chasser le gibier au kébab local. Pendant l'attente, une jeune fille se lève de sa table, s'approche, et me dit tout de go : "T'es pas d'içi toi !". Je lui demande pourquoi, et elle me répond en rigolant : "c'est la premiere fois que je vois quelqu'un vouvoyer le chef du kebab ! ". Note pour plus tard : la faune locale est intelligente. Se méfier d'avantage.
















