Trop de brouillon, agissons

J'ai à peu près 19 articles en brouillons. La plupart rédigés sur des sautes d'humeurs, ou sur des coups de douleur assez intenses pour qu'elles soient poser à l'écrit.

Mais ce soir j'ai ri. J'ai ri pendant un bon quart d'heure, tout seul, comme un dément. J'ai contemplé ma vie, j'ai contemplé les humains, et j'ai été pris de ce fou rire nerveux, montant du fond de mon estomac. Oh, bien sur, les larmes s'en sont mêlées. Ce n'était ni tristesse, ni joie. A poser un nom sur ça, on dira que c'était de la désolation.

Je suis désolé. Ah, que je hais cette phrase qui ponctue mes phrase. "Désolé", "excusez moi", "pardon", le pire, c'est que je le pense sincèrement à chaque fois que ces mots franchissent la barrière de mes lèvres. Je suis désolé d'être moi, ouai.

Toujours là. Toujours dispo. Quand on a un problème, osef, il est là. Quand on a le coeur brisé alors qu'il nous avait prévenu, il est là. Quand on souffre parce qu'on ne suit pas ses conseils, il est là. Ok j'ai un peu foiré ma vie, mais si mes erreurs ne servent à personne, cette vie à t-elle une utilité quelconque ? A part bien entendu, se tuer la santé pour les gens, qui vont ensuite dire du mal de nous pour la plupart ? Mon job c'est ça : servir de sparadrap, puis me faire dégager. Putain d’éternel recommencement.

Et merde. Encore là, à la seconde ou ces mots sont apposés, je viens de répondre ça à quelqu'un qui avait besoin d'aide, d'écoute :


Seb dit (23:41) :
*pas de soucis j'suis là pour ça

Ouai, j'suis là pour ça. Là j'ai essayé de profiter un peu. Juste UN PEU. Comme au bon vieux temps ou j'étais heureux. Comme au début avec Laure. Quand je vivais pour les autres mais que j'en tirais un certain plaisir. Je me suis exposé, et franchement... Wa-ho-waw, comme dirait le gars sur la vidéo double-rainbow. Sauf que ce ne sont pas les mêmes sensations SO INTENSE. Enfin si mais dans le sens "putain wtf les gens là, j'fais tout pour vous, je suis à vous, alors WTF BORDEL". Même si mon pire ennemi m'appelais à l'aide je serais là. Et cette force intérieure qui me pousse à être comme ça, je n'arrive pas à la taire. A lui coller un bon shut up bitch dans les dents.

Petit reminder dans la peau

Cette vie, ce n'est plus la mienne maintenant.
Sur ce, je sors. J'ai un cadenas à décrocher. Car moi, la clef, je l'avais gardée.

Et la roue tourne. Encore une fois, je rentre à pieds.

Vingt-deux ans


Oh. Vingt-deux ans.

Vingt-deux putains d'années.

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Enjoy.

A slap in the face

Better be wise

Je voulais écrire une grosse tirade philosophique comme à mon habitude. En fait non.

J'ai passé une très bonne soirée hier. Avec quelqu'un qui me comprend et que je comprends dans la mesure du possible. Quelqu'un que je n'avais pas vu depuis des années. Quelqu'un d'à côté de qui j'avais honte de ne pas avoir sa classe et son élégance, avec mon état lamentable. Quelqu'un qui m'a fait rougir à plusieurs reprises avec son air taquin et sûre d'elle en empoignant mon bras. Quelqu'un avec qui j'ai vu des souris dans un Quick.

Quelqu'un qui a souffert. Ouai. Là j'ai repensé aux paroles de "The Legend Of The Black Shawarma" de Infected Mushroom.

Take one look at yourself, and realize 
Life's been treating you nice, better be wise 
And enjoy your moments 

Take one look at yourself, into your eyes 
How you treated your life, it wasn't too wise 
Cause its getting closer 

Comme quoi.

Gérer un chagrin d'amour, FAIL.

Prostré dans mon lit à fixer le plafond, l'oeil vide, les paupières gonflées de larmes. Voila mon activité la plus récurrente depuis que c'est fini. Mon frigo voit se périmer des aliments même pas entamés, et mon petit appartement ressemble à une pièce un lendemain de fête : des fringues un peu partout, une canette de bière dans une casserole, un matelas au sol et une odeur de mort, probablement due à la poubelle renversée.

Le seul aliment qui tient dans mon ventre est le poulet, ceci grâce à une personne totalement inattendue devenue très proche avec qui j'ai tissé des liens à base de nuggets au poulet. Tout le reste est instantanément régurgité, sauf les liquides. Ma consommation de bière a explosé tous les records, et permet à mon cerveau de ne PAS réfléchir tout en donnant à mon corps un minimum de nutriments. Malheureusement, j'ai découvert hier que l'association antidepresseurs et alcool me faisait voir des CANARDS. Ouai, des canards. Apres les oeufs magiques, le combo pas de sommeil + antidep' + alcool à outrance = OMG WTF DES COL-VERTS PARTOUT. Ceci dit mon poids est en chute libre et ça ne m'aide pas.

Je suis malheureux. Y'a tout le monde qui arrive à grand renfort de "c'est la vie", "t'en trouveras d'autres", "c'était une connasse de toute façon" (Non.), ouai c'est facile à dire c'est sur, mais vous êtes tous passés par là et vous savez qu'on souffre et que ça n'aide en rien de taper sur l'autre surtout quand vous savez que c'est quelqu'un de bien, ou de dire qu'on à quartier libre désormais "on peut s'amuser maintenant". Non, ce n'est pas drôle. Y'a rien de drôle. Y'a pas de "bons" côtés. Alors arrêtez. Vous prenez le problème à l'envers déjà : la question c'est pas "Elle est trop conne de t'avoir quitté", mais plutôt "qu'est ce que moi, j'aurais du faire ou ne pas faire, pour qu'elle soit heureuse et épanouie". Mais vous n'avez pas l'air de comprendre ce raisonnement. Plus que ça, le fait d'être un mec et d'avoir une peine d'amour on dirait que c'est censé être incompatible : sans déconnez, stop cracher sur les connards, c'est vous qui les façonnez en voulant à tout prix foutre les gars sensibles dans une catégorie. Comme disait un pote, "là t'as deux options : soit tu te transforme en gros connard et tu profites de la vie avec les plus belles filles à tes pieds, soit tu souffre, tu t'améliore, tu frôle la perfection et tu restera seul toute ta vie à écrire des bouquins jamais publiés". Comme je suis un peu maso, je tente la 2ème option.

Les ruptures, comme toutes les choses douloureuses de la vie, doivent servir. Hors de question de souffrir pour rien, c'est une perte de temps et une grosse déprime pour du vent. J'ai appris vraiment beaucoup d'un coup dans cette relation et cette rupture. Une de mes plus grosse découverte ça a été que même moi je pouvais demander de l'aide aux gens. Adepte du "On est jamais mieux servis que par soi-même", c'est en ayant des idées vraiment noires que je me suis bougé chez le médecin et qu'il m'a donné de l'aide. J'ai senti que seul je n'aurais pas la force de passer cette épreuve. Je me sentais déjà assez sali, honteux, humilié d'avoir finalement réussi à croire à une très belle histoire, mes craintes antérieures réparées, et de voir tout ça s'écrouler d'un coup. Qu'on se le dise, il faut un putain de courage pour mètre son honneur de coté et aller demander de l'aide. Ce fût la démarche la plus dure de ma vie, de loin.

Alors j'ai mal, je comprends la moindre fibre de la notion de "mourir de chagrin". Quand l'esprit est si atteint par la perte de l'autre qu'il se sabote pour abréger les douleurs, qu'il se sabote parce qu'il ne comprend pas pourquoi continuer à exister sans le moindre désir d'amour, de bouffe, de quoi que ce soit... Putain, j'ai même la bêta pour la future extension de WoW, ma plus grosse passion, et j'ai pas touché le moindre jeu depuis la rupture... En temps normal j'aurais fais le gros nolife direct, mais le plafond blanc et ma tête vide me suffisent. Les pilules me font perdre la notion du temps, et le petit jeu du plafond à duré une fois plus de 30 heures éveillé à le fixer. Là, je me dis qu'extérioriser mes pensés sur mon blog me fera du bien, bien qu'au fond on sait tous que non.

Cet article décousu vous est fourni par un auteur fatigué à la personnalité altérée. Très fatigué. Je rattraperais ça, promis.

Être un Homme.

Avec un grand H, s'il vous plait. Je n'étais pas parti pour écrire un article à ce sujet, mais j'en ressent le besoin. Il faut dire dans quand mes derniers livres ou jeux, il est beaucoup question de "se comporter comme un Homme". Plusieurs visions, mais au final ce sont les mêmes avec des mots différents... Moi, je n'ai pas eu de père, je n'ai pas vraiment eu de modèle à ce niveau là. J'ai eu un beau père mais pour être franc, quelqu'un qui picole tous les jours et qui est violent sur des enfants ou sur une femme est-il un homme ? Je ne pense pas. Il pouvait cogner autant qu'il le voulait, cela ne m'empêchait pas de continuer à l'énerver, car j'avais quelque chose qu'il ne pourrait jamais comprendre avec son cerveau limité, et rendait ses coups inutiles : je n'avais pas d'estime pour lui. Le fait de sentir que j'étais inatteignable le faisait cogner plus fort car cela l'énervait, cela le frustrait, de se dire qu'un gamin pouvait lui tenir tête. Voilà, pour moi les mecs comme lui sont tout sauf des Hommes.



Ce n'est pas juste jouer les gros bras ou les sacs de bières pendant les matchs de foot aux son des vuvuzelas, c'est bien plus subtil que cela.

Les Hommes sont ceux qui encaissent et ne tombent jamais. Même dans les pires moment, les plus douloureux, les plus horribles, comme la perte d'un être cher ou les chagrins d'amour. Ils peuvent mettre un genou par terre pour aider leurs épaules à supporter le poids d'un monde dans lequel ils n'ont pas demandés de naitre, mais JAMAIS il ne s'écroulent. Ils savent ce qu'ils valent. Bordel, c'est ça être un Homme.

Dans une vision un peu plus machiste et vieille école, être un Homme c'est, toujours d'après moi, savoir mettre de coté ses souffrances pour endurer celle des autres avec eux. N'en avoir jamais assez sur les épaules, jamais, et aider les autres à se relever. Être galant, prévenant. Attentif. Protecteur. Rien à foutre du féminisme, pour moi un homme protège sa femme et non l'inverse.

Un Homme  ne se contente pas d'être un primate musclé, il sait aussi faire preuve d'esprit, de fibre paternelle, de courage, d'honnêteté, de valeurs. Un Homme accepte l'échec mais il apprend comment ne pas échouer deux fois. Un Homme connait les choses du mondes, les coutumes, sait se tenir en société et regarder sa femme comme une princesse sans en avoir honte. Un Homme sait pleurer, mais continue d'avancer en même temps.

Un Homme sait transmette son savoir et ses valeurs à ses enfants. Il sait les élever, les protéger, les laisser encaisser la vie quand ils en ont besoin. Il sait représenter l'ordre, la fermeté.

C'est ÇA un Homme. Et en tant que tel, je ne m'en sort finalement pas si mal.